La violence est répandue depuis fin 2016 dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où des séparatistes armés luttent pour l’indépendance de ces régions habitées par la minorité anglophone du pays. Les séparatistes ont ciblé des civils, y compris des travailleurs humanitaires, des élèves, et des enseignants, tout en essayant d’imposer un boycott de l’éducation des enfants. Les forces de sécurité ont aussi commis divers abus, y compris le meurtre de civils, des incendies criminels, des violences sexuelles et la torture de personnes suspectées de collaborer avec les groupes séparatistes armés. Les attaques de Boko Haram représentent une menace persistante dans la région de l'Extrême-Nord. Le gouvernement camerounais a également pris des mesures pour limiter la liberté d’expression et d’association, notamment par le biais des arrestations de centaines de partisans et membres de partis de l’opposition en septembre 2020 à la suite de manifestations pacifiques.

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