La situation en matière de droits humains en RD Congo demeure alarmante, avec plus de 5,2 millions de déplacés internes et près d’un quart de la population en situation de grave insécurité alimentaire. Environ 120 groupes armés sévissent dans l’est du pays. Un grand nombre de leurs combattants, ainsi que des membres des forces de sécurité gouvernementales ont perpétré des massacres, des enlèvements, des actes de violence sexuelle, des recrutements d’enfants et d’autres exactions contre la population civile – souvent dans une impunité quasi-totale. La répression d’activistes, de journalistes, de politiciens et de manifestants pacifiques s’est aggravée en 2020, après quelques mesures encourageantes lors de la première année de mandat du président Félix Tshisekedi, notamment la libération de prisonniers politiques. Cependant, la rupture, en décembre 2020, de l’alliance entre Tshisekedi et la coalition politique de l’ancien président Joseph Kabila, pourrait créer l’opportunité de faire avancer certains projets de réforme actuellement au point mort, en particulier de faire progresser l’État de droit et la gouvernance démocratique, et de mettre fin aux cycles de violences, d’exactions, de corruption et d’impunité.

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