Les populations civiles de la République centrafricaine sont prises entre deux feux depuis qu’une nouvelle coalition de rebelles a attaqué plusieurs grandes villes fin 2020, faisant échouer un accord de paix conclu en 2019. Le président Faustin-Archange Touadera a été réélu en janvier 2021, bien qu’environ un tiers des électeurs seulement aient pu voter en raison des menaces posées par les groupes armés. Le gouvernement lutte pour garder le contrôle de la capitale, Bangui, en comptant sur le soutien des Casques bleus et d’autres forces internationales. Un Centrafricain sur quatre est déplacé à l’intérieur du pays ou a cherché refuge à l’étranger. La Cour pénale spéciale, composée de personnel tant local qu’international, a ouvert des enquêtes mais a besoin d’un soutien plus suivi du gouvernement et de ses partenaires internationaux. Les procès de dirigeants anti-balaka ont commencé à la Cour pénale internationale et un premier suspect de la Seleka a été transféré à La Haye en janvier.

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