En novembre 2020, le gouvernement éthiopien a lancé des opérations militaires dans la région du Tigré contre le Front de libération du peuple du Tigré. Des structures civiles dans les villes du Tigré, notamment des hôpitaux, des écoles, des usines et des commerces, ont été bombardées, pillées et détruites par les forces fédérales éthiopiennes, ainsi que par de milices régionales et par les forces armées érythréennes. Les combats et les obstacles à l’accès humanitaire ont contraint plus de 200 000 personnes à fuir leurs domiciles. Des milliers de personnes se sont réfugiés au Soudan. Au moins 2,3 millions d’habitants du Tigré vivent actuellement dans des conditions précaires. Les régions d’Oromia et de Benishangul-Gumuz sont également affectées par des violences intercommunautaires et ethniques,  et divers abus, y compris des meurtres, des destructions de biens et des déplacements forcés. Le gouvernement a arrêté arbitrairement des membres de l'opposition politique et des journalistes, et harcelé et attaqué des manifestants, ce qui suscite des préoccupations avant les élections nationales de 2021.

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