Le 9 mars 2018, le président Uhuru Kenyatta et l’opposant Raila Odinga ont convenu d'un accord pour travailler ensemble, ce qui a apaisé les tensions politiques et mis fin à plusieurs mois de manifestations de rue et de violences résultant des élections présidentielles contestées d'août 2017. Lors du conflit électoral, plus de 100 personnes ont été tuées par la police et par des gangs progouvernementaux à Nairobi et dans l’ouest du pays. Les autorités kényanes n'ont pas enquêté de manière adéquate sur ces meurtres, ni sur les précédentes violences de 2007-2008, au cours desquelles 1 100 personnes ont été tués. Les activistes qui ont documenté ces meurtres et d’autres abus ont été eux-mêmes menacés. En outre, les autorités omettent régulièrement de veiller a ce que les auteurs d'autres abus, notamment les menaces à la liberté d'expression et le harcèlement des défenseurs des droits humains, soient tenus de rendre des comptes devant la justice.

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