L'armée du Myanmar a mené un coup d'État le 1er février 2021, annulant les résultats des élections de novembre 2020 et arrêtant arbitrairement des centaines de personnalités politiques, d'activistes et de fonctionnaires. Les forces de sécurité ont utilisé une force excessive et parfois létale lors des manifestations de masse tenues dans tout le pays. Le Myanmar a longtemps ignoré les appels internationaux à enquêter sur les atrocités commises par l’armée dans le passé, et à tenir les auteurs d’abus responsables de leurs actes. Il s’agit notamment de crimes contre l'humanité et d’actes de génocide commis contre les Rohingyas, ainsi que des crimes de guerre et d’abus visant également d'autres minorités ethniques. La liberté d'expression et de réunion, de plus en plus restreinte au cours des cinq dernières années, est encore plus menacée depuis la prise de pouvoir de la junte militaire.

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