Les élections législatives de 2019 en Tunisie ont abouti à un Parlement marquée par la fragmentation politique. Durant l’année 2020, le Parlement n'a pas avancé dans la réforme des lois qui violent ou menacent les droits humains. En outre, les députés ne sont pas parvenus à un accord sur la nomination des juges à la Cour constitutionnelle. Cette Cour devrait pourtant jouer un rôle crucial pour s’assurer que les lois tunisiennes soient conformes aux droits prévus par la Constitution de 2014. Le président Kais Saied, élu en 2019, a renouvelé l'état d'urgence. Les Tunisiennes et Tunisiens qui s'exprimaient de manière critique étaient parfois exposés au risque de poursuites pénales pour «diffamation» et autres délits d’expression. Les personnes ayant manifesté ont dans certain cas été confrontés à une force excessive de la part de la police.

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