La réponse de l’Afrique du Sud à la pandémie de Covid-19 a révélé certaine lacunes dans la protection égalitaire des droits humains. Les programmes d’aide face au Covid-19 ont négligé les personnes handicapées, les réfugiés, les demandeurs d’asile et de nombreuses personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT). La violence xénophobe reste endémique, malgré la mise en œuvre en 2019 du Plan d'action national de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Les responsables de l'application des lois n’ont pas pris les mesures adéquates face aux attaques xénophobes. Les réfugiés et les demandeurs d'asile se sont heurtés à divers obstacles dont la promulgation d’une loi restreignant l'accès à l'asile, ainsi que le retard du gouvernement dans le traitement des demandes d’asile. L'Afrique du Sud est également confrontée à une crise de violence sexiste ; selon certaines estimations, 51 % des femmes sud-africaines ont subi des violences de la part d'une personne avec qui elles entretenaient une relation intime.

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